Les États-Unis seraient prêts à mobiliser des dizaines de milliards de dollars pour accompagner l’Arabie saoudite dans le développement de centrales nucléaires et lui permettre, à terme, d’envisager l’enrichissement de son uranium sur son propre territoire.
Mais alors, pourquoi ce qui semble acceptable pour l’Arabie saoudite ne le serait-il pas pour l’Iran ?
C’est là toute la question du « deux poids, deux mesures » dans la politique internationale. Lorsqu’il s’agit d’Israël, de l’Arabie saoudite ou de certains alliés stratégiques des États-Unis, les règles semblent parfois interprétées avec davantage de souplesse. En revanche, lorsqu’il s’agit de l’Iran, Washington adopte une position beaucoup plus ferme et cherche à empêcher Téhéran de développer ses capacités nucléaires.
Pendant ce temps, la communauté internationale et notamment l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sont souvent accusées de ne pas appliquer les mêmes exigences à tous les États avec la même rigueur.
La question que beaucoup se posent est donc simple : qui décide réellement des règles du jeu dans cette région ?
Est-ce le droit international qui doit s'appliquer à tous de manière équitable, ou bien la volonté des grandes puissances qui s'impose selon leurs intérêts géopolitiques ?
Le monde ne peut pas durablement fonctionner avec des règles différentes selon les pays. Si l’objectif est réellement d’empêcher la prolifération nucléaire et de préserver la paix, alors les mêmes principes doivent être appliqués à tous, sans exception et sans favoritisme.
Car à force de pratiquer le « deux poids, deux mesures », on ne fait qu’alimenter la méfiance, les tensions et le sentiment d’injustice dans une région déjà profondément fragilisée.
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