L'instauration d'un Sénat ne constitue pas, à elle seule, une garantie de progrès démocratique ou de bonne gouvernance. Ce qui fait la force d'une telle institution, ce sont avant tout les femmes et les hommes qui la composent, leur indépendance, leur intégrité, leur compétence et leur sens de l'intérêt général.

          Au Bénin, de nombreux citoyens s'interrogent sur la capacité du futur Sénat à répondre à ces exigences. Sa composition suscite des réserves, tandis que son indépendance réelle, sa probité et sa crédibilité font l'objet de débats dans l'opinion publique.

       Dans les démocraties où le Sénat joue un rôle déterminant, une attention particulière est portée au profil des sénateurs. Ils sont généralement choisis pour leur expérience, leur autorité morale et leur aptitude à exercer un contrôle institutionnel avec impartialité, au-dessus des intérêts partisans.

       Le véritable enjeu n'est donc pas seulement de créer une nouvelle institution, mais de s'assurer qu'elle soit capable de renforcer la démocratie, de contrôler efficacement l'action publique et de défendre l'intérêt supérieur de la Nation. À défaut, le Sénat risque d'être perçu comme une structure supplémentaire, sans impact significatif sur l'amélioration des conditions de vie des Béninois.

Avec la volonté, on peut y arriver.