Lors de la Conférence de Berlin, l’Afrique fut divisée sans le consentement de ses peuples. Des frontières furent tracées par des puissances étrangères, sans tenir compte des cultures, des nations et des réalités africaines.
Plus d’un siècle plus tard, les conséquences de cette histoire continuent de se faire sentir. Pendant que certains citoyens du monde voyagent librement d’un continent à un autre sans visa, de nombreux Africains doivent affronter des procédures longues, coûteuses et parfois humiliantes pour espérer obtenir le droit de voyager. Même avec des dossiers solides, l’obtention d’un visa dépend souvent d’une décision discrétionnaire.
Cette situation doit pousser l’Afrique à réfléchir à son avenir commun.
Le véritable défi n’est pas seulement de dénoncer les injustices, mais de construire une Afrique forte, unie et respectée. Une Afrique capable de défendre les intérêts de sa jeunesse, de renforcer ses économies, ses passeports, ses institutions et sa coopération régionale.
L’heure est venue pour les peuples africains de parler d’une seule voix sur les grandes questions : la libre circulation, le développement, l’éducation, la souveraineté économique et la dignité humaine.
Car le monde ne pourra réellement devenir un village planétaire que lorsque la liberté de circuler ne sera plus un privilège réservé à certains peuples, mais un droit fondé sur l’égalité et le respect mutuel.
L’Afrique ne demande pas la charité.
Elle demande la considération, l’équité et la reconnaissance de sa place dans le monde.
“Avec la volonté on peut y arriver.”
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