L’annonce d’une attaque contre le Venezuela et de la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, attribuée à Donald Trump, marque un tournant grave dans les relations internationales. Si ces faits se confirment, ils illustrent une dérive inquiétante : la force militaire substituée au droit international, sous couvert de démocratie.
Depuis quand une puissance peut-elle s’arroger le droit d’enlever un chef d’État étranger sans mandat international ? Cette logique révèle une constante de la politique étrangère américaine : les principes démocratiques sont invoqués lorsqu’ils servent des intérêts stratégiques, ignorés lorsqu’ils les contredisent.
Le véritable enjeu est ailleurs.
Le Venezuela détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde. Cette richesse fait du pays une cible permanente. Asphyxié par des sanctions économiques depuis des années, empêché d’exploiter librement ses ressources, Caracas subit aujourd’hui ce qui ressemble à l’ultime levier : la démonstration de force.
Irak, Libye, aujourd’hui Venezuela : la méthode se répète.
Un régime diabolisé, une légitimité internationale contournée, une intervention justifiée par la morale, puis le chaos laissé aux peuples.
Ce qui se joue dépasse l’Amérique latine.
Si l’enlèvement d’un président en exercice devient acceptable, alors plus aucun État n’est véritablement souverain. Aujourd’hui le Venezuela, demain tout pays jugé trop indépendant ou trop riche.
En piétinant la souveraineté vénézuélienne, les États-Unis fragilisent l’ordre mondial qu’ils prétendent défendre.
Le Venezuela n’est pas attaqué parce qu’il est faible, mais parce qu’il est riche.
Tant que le pétrole primera sur le droit, la démocratie restera un discours à géométrie variable, et les peuples, les premières victimes de cette géopolitique prédatrice.
jai dit.........
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