Sous les projecteurs du football mondial, une autre scène se joue. Plus sombre. Plus humiliante.
Donald Trump, président américain, multiplie les sorties et les décisions qui stigmatisent, marginalisent et méprisent les ressortissants de plusieurs pays africains  y compris des supporters, athlètes et délégations sportives. Restrictions de visas, discours condescendants, amalgames insultants. Rien de nouveau, dira-t-on.

Mais ce qui choque davantage, c’est le silence assourdissant de la FIFA.

La FIFA, si prompte à sanctionner un tifo, un slogan politique ou une fédération jugée « indisciplinée », devient soudainement muette quand des supporters africains sont traités comme des citoyens de seconde zone.
Deux poids, deux mesures. Encore.

Quand l’Occident parle, la FIFA écoute.
Quand l’Afrique est humiliée, la FIFA détourne le regard.

Pourtant, sans l’Afrique, le football mondial ne serait pas ce qu’il est.
Des talents bruts, des stades en fusion, des milliards de téléspectateurs, des Coupes du monde sauvées par l’énergie africaine.
Mais au moment du respect, l’Afrique reste un figurant, jamais un décideur.

La question devient alors légitime :
👉 Que gagne encore l’Afrique à rester dans une organisation qui ne la défend pas ?

Quitter la FIFA ?
La question peut sembler radicale. Mais l’histoire nous enseigne que rien ne change sans rapport de force.
L’Afrique représente plus d’un quart des membres de la FIFA. Elle possède un poids électoral, économique et symbolique immense  mais qu’elle n’utilise jamais, ou trop timidement.

Rester, se taire, subir : voilà le scénario actuel.
Sortir, ou au minimum menacer de sortir, c’est exiger le respect.

Ce combat dépasse le football.
Il parle de dignité, de souveraineté, de la place réelle de l’Afrique dans les institutions internationales.
Tant que nos dirigeants sportifs accepteront l’humiliation au nom des subventions et des promesses creuses, rien ne changera.

La FIFA doit choisir :
- le respect universel, ou
-  l’hypocrisie sélective.

Et l’Afrique aussi doit choisir :
-  rester une éternelle suppliante, ou
-  devenir un acteur qui se fait respecter.

Le football est mondial.
La dignité aussi devrait l’être.