Le faux Conseil de paix de Donald Trump : une déclaration de guerre au multilatéralisme
Ne nous trompons pas de mots.
Ce que Donald Trump appelle un Conseil de paix n’est rien d’autre qu’un acte de sabotage politique contre l’Organisation des Nations unies et contre l’idée même d’une paix mondiale fondée sur l’égalité des États.
Créer une structure parallèle pour contourner l’ONU, ce n’est pas chercher la paix.
C’est confisquer le droit de décider du destin des peuples.
Quand l’arrogance remplace le droit international
L’ONU dérange parce qu’elle impose des règles, même aux puissants.
Parce qu’elle offre, au moins en théorie, une tribune aux pays faibles face aux empires.
Parce qu’elle rappelle une vérité que Trump et ses semblables détestent : le monde n’appartient pas à l’Amérique.
Alors on contourne.
On fragilise.
On méprise.
Le “Conseil de paix” version Trump, c’est la paix sans les pauvres, sans les peuples dominés, sans l’Afrique.
C’est une paix réservée aux intérêts stratégiques, militaires et économiques d’une poignée de nations.
Une paix de colons modernes
Appelons les choses par leur nom.
Ce projet sent le néocolonialisme diplomatique.
Une salle fermée où les puissants décident qui mérite la stabilité et qui mérite le chaos.
Ici, la guerre devient un outil de négociation.
L’embargo une arme politique.
La souffrance des civils un dommage collatéral acceptable.
Cette “paix” ne soigne rien.
Elle organise le désordre pour mieux régner.
Trump, symptôme d’un monde malade
Donald Trump n’est pas une exception.
Il est le produit d’un système mondial en crise, où la force brute remplace la justice, où le mensonge se transforme en doctrine diplomatique.
Son Conseil de paix n’est pas une innovation.
C’est une régression historique vers la loi de la jungle internationale.
Et quand la loi du plus fort s’impose, ce sont toujours les mêmes qui paient :
• les peuples du Sud,
• les enfants des zones de guerre,
• les États sans armée ni lobby.
L’Afrique n’a pas besoin de tuteurs, mais de respect
L’Afrique n’a pas besoin qu’on décide de sa paix à Washington.
Elle n’a pas besoin de conseils truqués ni d’alliances hypocrites.
Elle a besoin de souveraineté, de voix, de justice internationale.
Chaque fois que l’ONU est affaiblie, l’Afrique recule.
Chaque fois que le multilatéralisme est saboté, ce sont nos peuples qui trinquent.
Refuser cette imposture
Se taire face à cette mascarade, c’est être complice.
Accepter ce Conseil de paix, c’est accepter un monde où la paix devient un privilège et non un droit.
La paix ne se décrète pas par tweet.
Elle ne se négocie pas comme un contrat immobilier.
Elle se construit dans la vérité, l’équité et le respect des peuples.
- Le Conseil de paix de Donald Trump n’est pas un projet pour sauver le monde.
C’est un projet pour le dominer.
Et l’histoire l’a toujours prouvé :
aucune paix imposée par la force ne dure.
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