Il serait trop facile de condamner la jeunesse africaine.
Mais il serait encore plus dangereux de continuer à l’excuser.
Car la vérité se trouve entre les deux.
Oui, la jeunesse africaine est pleine de potentiel.
Oui, elle est créative, résiliente, capable de grandes choses.
Mais aujourd’hui, une partie d’entre elle s’égare.
Elle s’égare lorsqu’elle accepte d’être utilisée comme instrument politique.
Elle s’égare lorsqu’elle devient la foule que l’on mobilise pour défendre des ambitions personnelles, souvent au mépris des lois et des constitutions.
Elle s’égare aussi lorsqu’elle confond liberté et distraction permanente.
Car il ne s’agit pas d’interdire la fête, ni de condamner la joie de vivre.
Mais quand le divertissement devient une priorité absolue, il finit par étouffer l’ambition.
Pendant que certains jeunes ailleurs transforment leurs idées en innovations, en entreprises, en puissance économique…
Beaucoup ici se contentent encore de consommer ce que d’autres produisent.
Et c’est là que le vrai danger commence.
Car un continent qui consomme sans produire s’expose à la dépendance.
Et une jeunesse qui suit sans réfléchir s’expose à la manipulation.
Mais tout n’est pas perdu.
Partout en Afrique, une autre jeunesse existe déjà.
Une jeunesse qui entreprend.
Une jeunesse qui code, qui crée, qui invente.
Une jeunesse qui refuse de rester spectatrice.
C’est cette jeunesse-là qui doit devenir la norme, et non l’exception.
Le véritable combat n’est pas contre les anciens, ni contre le système seul.
Le véritable combat est intérieur.
C’est un combat contre la passivité.
Contre la facilité.
Contre l’illusion que quelqu’un viendra construire à notre place.
L’Afrique de demain ne se décrète pas.
Elle se construit.
Et cette construction repose sur une seule force :
une jeunesse consciente, exigeante et engagée.
Il est temps de comprendre que chaque génération a une responsabilité historique.
La nôtre n’échappera pas à la règle.
Soit elle sera celle qui aura accompagné le déclin…
Soit elle sera celle qui aura provoqué le réveil.
Le choix est encore possible.
Mais pas pour longtemps.
Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article !
Laisser un commentaire